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L'Algérie européenne occupait les villes, l'Algérie musulmane
les bidonvilles. L'Algérie européenne couvrait les meilleures
terres, l'Algérie musulmane prenait les petits champs secs.
L'Algérie européenne avait des routes, des écoles, des
services publics, l'Algérie musulmane comprenait des
populations non recensées, non administrées, non soignées, non
instruites. » |
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Evénements 54-62 |
Les archives |
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Témoignages |
Livre d'Or |
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1er novembre 1954,
L'insurrection |
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Six hommes ,
Bitat, Ben Boulaïd, Didouche, Boudiaf, Krim et Ben M'Hidi. Ils viennent de fixer tous les
détails du plan d'action de la «Toussaint rouge ». Chacun va repartir vers sa zone de
combat. D'où viennent-ils? De l'O.S.! O.S., l'organisation spéciale créée en 1946 par
les Messalistes pour exercer le terrorisme. Là se sont rencontrés Ait Ahmed et Ben
Boulaïd, et Bitat, Ben M'Hidi et Didouche. Et aussi - il sera même leur chef dès 1948 -
un curieux personnage, Ben Bella. Encore un déçu de la fraternité franco-arabe. Il a 38
ans, est né en Oranie, à Marnia. Fils de petit commerçant, il ne va à
l'école que jusqu'au certificat d'études. Mais sa soif de
culture est immense (ce sera un trait permanent de son
caractère). Il lit, il dévore l'Histoire de France et surtout
l'épopée révolutionnaire. Il se sent pétri d'héroïsme et va le
prouver |
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5 juillet 1962,
L'indépendance |
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Rocher Noir, 4
juillet, 12 h. Sur l'esplanade de béton, un djounoud en tenue camouflée et une jeune
guide musulmane hissent un drapeau vert et blanc, frappé de l'étoile et du croissant
rouge. A quelques dizaines de mètres du bureau de M. Christian Fouchet, à la porte
duquel deux spahis, manteau rouge et sabre au clair,montent la garde. Le Haut commissaire
de France a décliné l'invitation que lui avait adressée trois quarts d'heure auparavant
M. Abderamane Fares, président de l'exécutif provisoire...L'Algérie est indépendante!
Cent trente-deux ans après que, jour pour jour, les troupes françaises aient pris Alger.
Ils avaient débarqué quelqes jours auparavant, à Sidi-Ferruch...Sidi-Ferruch, 5 juillet,
16 h. Sur le front de mer, le silence s'est fait parmi la foule immense qui
attendait depuis le matin. Chantant d'une voix rauque et triste l'hymne algérien, six
cents djounouds de la willaya 4 (béret rouge ou casquette bigeard, chaussures et armes
hétéroclites, tenue léopard) forment le carré autour du monument. |
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